Confinement et travail

J’essaie d’effectuer certaines de mes tâches depuis mon domicile. Tenir ce blog ne pose pas de problème.

Par contre, hier j’ai du me rendre à mon bureau pour faire ma déclaration de TVA mensuelle qui n’a pas été reporté par la DGI. En tant que collecteur d’impôts, j’ai du payer la TVA du mois de février. En cette période où ma trésorerie va souffrir,  j’aurais volontiers gardé les 660 euros que j’ai versé.

J’ai d’ailleurs remarqué qu’aucune des factures que j’ai envoyées fin février ne m’a encore été payée. J’imagine qu’en cette période d’incertitude, chacun essaie de préserver sa trésorerie.

Je suis allé au bureau parce que l’ordinateur sur lequel est installé mon logiciel de comptabilité n’est pas relié à internet et que je ne tiens pas à le faire. De plus ranger toutes les factures clients et fournisseurs ne se fait pas facilement en télétravail, car nous sommes encore très loin du zéro papier.

Nous partageons nos 150 m2 de bureau à 3. Antoine un artisan bijoutier dont l’activité est en train de s’arrêter faute de commandes et qui vient surtout le matin, Sylvie, complètement à l’arrêt depuis la fermeture des écoles et qui n’est pas venue depuis bientôt une semaine et moi.

Je devrai y retourner dans la semaine pour imprimer mes factures du mis de mars, régler quelques problèmes administratif et terminer la compta de Sylvie.

Septième matin du confinement

Pas de fièvre, pas de symptômes…

Les infos récentes :
186 nouveaux décès lors des dernières 24 heures, très forte augmentation par rapport à la veille.
8675 malades hospitalisés mais je ne connais pas le nombre de cas graves.

En Italie le nombre de mort quotidien a chuté pour le deuxième jour consécutif. Mais cela reste très haut. 601 morts. Le confinement commence a porter ses fruits près de 15 jours après sa mise en place. Par analogie le nombre de morts quotidiens en France va donc continuer d’exploser encore au moins une semaine.

Hier j’ai eu mon frère alsacien au téléphone, lui et sa compagne ont une forte fièvre et de la toux depuis plus d’une semaine et ont maintenant une perte du goût et de l’odorat qui semble bien être un symptôme du Covid-19. Par contre ils n’ont pas eu droit à un test et échapperont donc aux statistiques. Ils se soignent au Paracétamol.

 

Estrosi, chloroquine et test

Christian Estrosi, diagnostiqué positif au Covid-19 la semaine dernière, fait partie des personnes qui ont décidé de prendre le traitement prescrit par le Dr Raoult sans attendre les résultats de l’étude plus approfondie. Et le maire de Nice a d’excellentes nouvelles à fournir sur son état de santé, ce matin grâce à BFMTV : «J’en suis au 6e jour, j’ai le sentiment d’être guéri, je suis en pleine forme, tout simplement.» Ça va alors, pas besoin d’essais cliniques.

https://www.liberation.fr/direct/element/coronavirus-lanalyse-bien-legere-de-christian-estrosi-sur-les-effets-de-la-chloroquine_111103/

D’abord, pourquoi Monsieur Estrosi prend-il de la Chloroquine qui devrait être réservé aux malades hospitalisés.

Et d’ailleurs comment Monsieur Estrosi (et d’autres personnalités politiques) a-t-il pu être controlé positif au Covid-19 alors que les tests sont réservés aux cas grave et à l’hôpital ?

Sous les fenêtres et les balcons

Hier après-midi je me suis accordé un petit kilomètres de marche à pieds dans les rues vers 16H30. Rues presque désertes. Juste quelques vieux, qui, comme moi essaient de ne pas laisser rouiller leur vieilles guiboles. Et sinon des jeunes à deux ou plus, ce sentant les rois du monde et bien loin de respecter les règles qu’on répètent sur les médias.

Je suis d’abord passé sous les fenêtres de mon fils qui s’occupe en réparant de vieux vélos sur son balcon.

Il est particulièrement content en bossant sur un vélo de course de marque Bazou. Un fabricant lyonnais.

vélo et confinement

Je vais peut-être devoir investir dans une paire de jumelles.

Sixième matin du confinement

Je n’ai pas pris ma température hier soir, m’étant endormi comme une pierre, fatiguée par ma journée. 36,8 ce matin.

Les infos récentes :
112 nouveaux décès lors des dernières 24 heures comme la veille. Par contre le bémol, c’est que les chiffres annoncés depuis le début ne concerne que les décès  dans le milieu hospitalier mais ne comptabilise pas ceux des EHPAD. Que nous cache-t-on ?
7240 malades hospitalisés dont 1746 cas graves.

Les polémiques du jour.
Le parlement a voté la loi d’état d’urgence sanitaire. Je suis toujours méfiant envers ceux qui considèrent qu’il faut intenter aux libertés individuelles pour être plus efficace.

L’avis du conseil d’état est intéressant :
aux yeux du juge des référés, un confinement total «pourrait avoir des implications graves pour la santé de la population», notamment s’agissant d ravitaillement à domicile, qui «ne peut être organisé sur l’ensemble du territoire national». En bloquant les transports en commun, il mettrait aussi en péril, dit-il, «la poursuite de certaines activités essentielles, telles que celle des personnels de santé ou des personnes participant à la production et à la distribution de l’alimentation».

Le bon exemple de décision prise très rapidement sans trop réfléchir est la fermeture des restaurants et d’une multitude d’entreprises 36 heures plus tard.

Les transporteurs routiers qui sont partis avec des marchandises lundi ont découvert d’abord qu’ils ne trouvaient plus d’endroit pour se restaurer et que les entreprises où ils devaient livrer étaient fermées pour la plupart.

 

Les vrais héros

Les vrais héros, ce sont bien les personnels médicaux, dont l’un des leurs vient de mourir. Oui, il faudra demander des comptes à tous les politiques qui ont permis d’envoyer au front de la maladie des gens mal équipés, mal protégés et en sous-effectifs.

Pour faire un parallèle avec une guerre lointaine « les pauvres couillons du front ». Il y a beaucoup de similitude avec ce qui se passe maintenant. Même impréparation, même incapacité à réagir rapidement, même entêtement dans l’erreur des élites dirigeantes, même recours à la force publique pour montrer le chemin au troupeau.

Mais les héros, ce sont aussi tous les anonymes qui continuent à travailler dans des conditions difficiles pour des salaires de misères et que l’on oubliera quand la crise sera terminée.

Les héros médiatiques

C’est ainsi, toute catastrophe génère ses héros médiatiques. « Il y avait les généraux pendant la guerre du Golfe, on a maintenant les professeurs de médecine », résume l’expérimenté David Pujadas, journaliste sur LCI.

David Pujadas est peut-être expérimenté mais il a complétement oublié les fadaises que nous ont sortis les généraux dont il parle pendant la guerre du Golfe :

« L’offensive terrestre sera dure »
« Nous allons perdre des milliers d’hommes »

Et autres bêtises du même genre. Ce sont certainement les héros médiatiques à oublier. Même si on aimerait que les professeurs de médecine se trompent autant.

Aujourd’hui, on compte déjà deux fois plus de morts du COVID 19 en France que de tués dans les forces de la coalition pendant la guerre du Golfe.

Certains médecins, emportés dans leur élan donnent des avis qui dépassent leurs savoirs et leurs compétences. D’autres restent raisonnables et ne se hasardent pas sur des sujets qui restent d’abord politiques.

 

Cinquième matin de confinement

Après les 37,2 d’hier soir, ce matin je suis retombé à 37. Pas de toux, pas de symptômes.

Les infos récentes :
112 nouveaux décès lors des dernières 24 heures soit 40% de plus que la veille. Nouveau record quotidien. 6172 malades hospitalisés dont 1525 cas graves.

En Italie, c’est dramatique. 793 morts en 24 heures.  Beaucoup s’interrogent sur la « qualité » du confinement. Ils ont oublié que celui-ci a été ordonné il y a seulement une dizaine de jours et qu’il ne donnera des résultats que la semaine prochaine. Je n’ai pour ma part pas de doute sur le civisme des italiens, je me souviens parfaitement qu’ils ont mis en place avec succès bien avant nous l’interdiction de fumer dans les bars et restaurant à l’époque où nous nous contentions de mettre en place des espace fumeurs et non fumeurs.

Se focaliser sur le non respect du confinement est une manière un peu simple pour nos politiques de s’exonérer de toute responsabilité dans la crise actuelle.

 

Premier samedi de confinement

Pour la première fois depuis longtemps je ne suis pas allé au bureau un samedi. La journée a été chaude et belle mais je ne me suis permis une seule sortie au Carrefour City proche pour me réapprovisionner en bière 0% et en clémentines et bananes. La distance de 1 mètre était respectée par les clients dans la file d’attente mais beaucoup moins dans les rayons.

Je suis rentré par la rue Bélicard et la rue Feuillat pour réussir a atteindre péniblement les 2500 pas dans la journée. J’en ai profité pour discuter avec Sylvie, moi dans la rue et elle à sa fenêtre de rez de chaussée surélevé.Sylvie à sa fenêtre

La circulation était faible au point que certains joggers courraient sur la chaussée. Je suis ensuite rentré et me suis lavé les mains une fois de plus.

Je crois que ce qui est le plus insupportable dans cette situation, c’est l’incertitude. Combien de temps cela va-t-il durer ? Deux mois, trois mois, des années ?

 

Quatrième matin de confinement

Ce matin, pas de fièvre, pas de toux, mal dormi mais c’est à cause des procédures en cours avec l’employeur indélicat de mon amie Sylvie. Ces procédures trainent depuis des mois et semblent bien éloignées des réalités actuelles.

J’ai ensuite pris connaissance des infos.
78 nouveaux décès lors des dernières 24 heures selon le Directeur général de la santé Jérôme Salomon (déclaration du 20 mars au soir) soit un peu moins que  la veille.  5226 malades hospitalisés.

Mais il faut avoir en mémoire que la plupart des morts ont du être infecté dans les derniers jours de février ou les premiers jours de mars. Une éternité.

Les déclarations de la porte parole du gouvernement qui déclare que le confinement sera certainement prolongé me mets en rage. On sait depuis le début que ce confinement devra durer plus de quinze jours et certainement plus d’un mois.  Expliquez clairement la situation !