Deuxième matin du couvre-feu

Hier soir à vingt-et-une heures, le silence est arrivé très vite. En ville, le silence est plutôt inhabituel, presque inquiétant même si c’est une des choses que j’ai le plus appréciées lors du confinement.

Hier soir 1868 personnes étaient hospitalisés en soins intensifs. Surtout sur l’axe Marseille-Lyon-Paris-Lille. L’Est de la France durement touché au printemps est plus épargné cet automne.
L’hiver va être long. Je pense que je vais aller me faire vacciner contre la grippe.

Je suis horrifié par la décapitation de ce professeur d’histoire-géographie qui avait montré les caricatures de Mahomet à ses élèves. D’abord on tue ceux qui dessinent, ensuite vient le tour de ceux qui montrent les dessins.

Premier matin du couvre-feu

Depuis hier soir 0 heures les attestations de sortie dérogatoires sont de retour.
C’est donc le cinquante sixième matin de confinement, puisque ce couvre-feu n’est qu’une nouvelle forme de confinement.

Depuis plus d’un mois, des indicateurs en hausse constante sans inflexions montrait bien que la situation est hors de contrôle.

Car depuis mai 2020 c’est près de 4000 personnes qui sont mortes de cette maladie dans le pays avec une accélération dans les trente derniers jours.

Couvre-feu cela évoque la guerre mais cela n’en est pas une, sauf pour les personnels hospitaliers.