Huitième matin du confinement

Pas de fièvre ce matin.

Les infos récentes :
240 nouveaux décès lors des dernières 24 heures, très forte augmentation par rapport à la veille.
10176 malades hospitalisés dont 2516 cas graves. L’infection continue à progresser. En France il faut déplorer plus de 1100 morts en milieu hospitalier. Mais combien dans les EHPAD ? Les autorités ont annoncé hier soir que les décès à l’hôpital ne représentaient qu’une faible part de la mortalité.

En Italie le nombre de morts est reparti à la hausse hier.  L’Espagne est également dans la tourmente. Le monde entier se confine.

Mais alors que Trump déclare  «qu’un confinement prolongé pourrait détruire le pays», en France, le conseil scientifique écrit que «le confinement durera vraisemblablement au moins six semaines à compter de sa mise en place» le 17 mars, écrit le conseil, qui dit également «considérer nécessaire un renforcement du confinement», sans en préciser les modalités.

La réalité doit se trouver à mi-chemin. Un renforcement du confinement doit s’accompagner de la mise en place de structures de ravitaillement locales qui n’existe pas pour le moment. Qui apportera son panier de légume à tous les habitants ?

Tout ferme et tout s’arrête

On ferme les marché alors qu’il faudrait les réaménager, les rendre plus petits peut-être et plus étalé. Dans un marché vous demandez un kilo de pomme de terre, le vendeur vous sert et vous donne la marchandise dès que vous l’avez payé. Peu de personnes l’ont touchée.

Dans un supermarché, vous vous servez vous même, vous posez votre marchandise sur un tapis ou tous les clients précédents ont posé leurs courses. Le caissier touche votre marchandise après celle de tous les client et vous la donne enfin.

Dans lequel des deux cas risque-t-on le plus la contamination ? Et quel employé risque le plus ?

Autre fermeture. Je vais à la banque pour déposer un chèque, je dois simplement glisser une enveloppe dans un fente à l’agence qui est à 200 mètres de mon domicile. Perdu ! Des panneaux m’annoncent que mon agence n’encaisse plus les chèques et que je dois aller jusqu’à l’agence de la place ronde à Montchat. Bon. Un petit kilomètre de marche me fera du bien.

Arrivé à l’agence en question, ce n’est pas une simple fente mais un système à bascule qu’il faut actionner à la main comme un vide ordure. Le problème c’est que c’est plein et que mon enveloppe ne descend pas. Je m’acharne jusqu’à ce qu’elle disparaisse. Pas facile de ne pas porter sa main à sa bouche en marchant le kilomètre de retour.

Des confinés malgré eux

Dans l’atelier de Sylvie, des confinés malgré eux.

Ces personnages réalisés dans une école de Rillieux-la-Pape pour illustrer le thème de la soupe aux cailloux, espèrent pouvoir être exposés en fin d’année.

confinés à l'atelier

Confinement et travail

J’essaie d’effectuer certaines de mes tâches depuis mon domicile. Tenir ce blog ne pose pas de problème.

Par contre, hier j’ai du me rendre à mon bureau pour faire ma déclaration de TVA mensuelle qui n’a pas été reporté par la DGI. En tant que collecteur d’impôts, j’ai du payer la TVA du mois de février. En cette période où ma trésorerie va souffrir,  j’aurais volontiers gardé les 660 euros que j’ai versé.

J’ai d’ailleurs remarqué qu’aucune des factures que j’ai envoyées fin février ne m’a encore été payée. J’imagine qu’en cette période d’incertitude, chacun essaie de préserver sa trésorerie.

Je suis allé au bureau parce que l’ordinateur sur lequel est installé mon logiciel de comptabilité n’est pas relié à internet et que je ne tiens pas à le faire. De plus ranger toutes les factures clients et fournisseurs ne se fait pas facilement en télétravail, car nous sommes encore très loin du zéro papier.

Nous partageons nos 150 m2 de bureau à 3. Antoine un artisan bijoutier dont l’activité est en train de s’arrêter faute de commandes et qui vient surtout le matin, Sylvie, complètement à l’arrêt depuis la fermeture des écoles et qui n’est pas venue depuis bientôt une semaine et moi.

Je devrai y retourner dans la semaine pour imprimer mes factures du mis de mars, régler quelques problèmes administratif et terminer la compta de Sylvie.

Septième matin du confinement

Pas de fièvre, pas de symptômes…

Les infos récentes :
186 nouveaux décès lors des dernières 24 heures, très forte augmentation par rapport à la veille.
8675 malades hospitalisés mais je ne connais pas le nombre de cas graves.

En Italie le nombre de mort quotidien a chuté pour le deuxième jour consécutif. Mais cela reste très haut. 601 morts. Le confinement commence a porter ses fruits près de 15 jours après sa mise en place. Par analogie le nombre de morts quotidiens en France va donc continuer d’exploser encore au moins une semaine.

Hier j’ai eu mon frère alsacien au téléphone, lui et sa compagne ont une forte fièvre et de la toux depuis plus d’une semaine et ont maintenant une perte du goût et de l’odorat qui semble bien être un symptôme du Covid-19. Par contre ils n’ont pas eu droit à un test et échapperont donc aux statistiques. Ils se soignent au Paracétamol.

 

Estrosi, chloroquine et test

Christian Estrosi, diagnostiqué positif au Covid-19 la semaine dernière, fait partie des personnes qui ont décidé de prendre le traitement prescrit par le Dr Raoult sans attendre les résultats de l’étude plus approfondie. Et le maire de Nice a d’excellentes nouvelles à fournir sur son état de santé, ce matin grâce à BFMTV : «J’en suis au 6e jour, j’ai le sentiment d’être guéri, je suis en pleine forme, tout simplement.» Ça va alors, pas besoin d’essais cliniques.

https://www.liberation.fr/direct/element/coronavirus-lanalyse-bien-legere-de-christian-estrosi-sur-les-effets-de-la-chloroquine_111103/

D’abord, pourquoi Monsieur Estrosi prend-il de la Chloroquine qui devrait être réservé aux malades hospitalisés.

Et d’ailleurs comment Monsieur Estrosi (et d’autres personnalités politiques) a-t-il pu être controlé positif au Covid-19 alors que les tests sont réservés aux cas grave et à l’hôpital ?

Sous les fenêtres et les balcons

Hier après-midi je me suis accordé un petit kilomètres de marche à pieds dans les rues vers 16H30. Rues presque désertes. Juste quelques vieux, qui, comme moi essaient de ne pas laisser rouiller leur vieilles guiboles. Et sinon des jeunes à deux ou plus, ce sentant les rois du monde et bien loin de respecter les règles qu’on répètent sur les médias.

Je suis d’abord passé sous les fenêtres de mon fils qui s’occupe en réparant de vieux vélos sur son balcon.

Il est particulièrement content en bossant sur un vélo de course de marque Bazou. Un fabricant lyonnais.

vélo et confinement

Je vais peut-être devoir investir dans une paire de jumelles.

Sixième matin du confinement

Je n’ai pas pris ma température hier soir, m’étant endormi comme une pierre, fatiguée par ma journée. 36,8 ce matin.

Les infos récentes :
112 nouveaux décès lors des dernières 24 heures comme la veille. Par contre le bémol, c’est que les chiffres annoncés depuis le début ne concerne que les décès  dans le milieu hospitalier mais ne comptabilise pas ceux des EHPAD. Que nous cache-t-on ?
7240 malades hospitalisés dont 1746 cas graves.

Les polémiques du jour.
Le parlement a voté la loi d’état d’urgence sanitaire. Je suis toujours méfiant envers ceux qui considèrent qu’il faut intenter aux libertés individuelles pour être plus efficace.

L’avis du conseil d’état est intéressant :
aux yeux du juge des référés, un confinement total «pourrait avoir des implications graves pour la santé de la population», notamment s’agissant d ravitaillement à domicile, qui «ne peut être organisé sur l’ensemble du territoire national». En bloquant les transports en commun, il mettrait aussi en péril, dit-il, «la poursuite de certaines activités essentielles, telles que celle des personnels de santé ou des personnes participant à la production et à la distribution de l’alimentation».

Le bon exemple de décision prise très rapidement sans trop réfléchir est la fermeture des restaurants et d’une multitude d’entreprises 36 heures plus tard.

Les transporteurs routiers qui sont partis avec des marchandises lundi ont découvert d’abord qu’ils ne trouvaient plus d’endroit pour se restaurer et que les entreprises où ils devaient livrer étaient fermées pour la plupart.